Manifestation francophone rue de Valence juillet 2017
Manifestation francophone  rue de Valence juillet 2017


            C'était le 3 juillet, à Idjevan que nous avons organisé une manifestation autour de la francophonie.

          Ce jour-là, la musique française résonnait  rue de Valence et les passants écoutaient, surpris et émerveillés, ces sonorités venues de  loin. C'était "Sous le ciel de Paris" et aussi des chansons de Charles Aznavour, de Céline Dion, de Garou, d'Indila. Comme cette photographie en témoigne, nous, étudiantes de l'Université, avons collé des affichettes en français sur les murs, les arbres.  Des messages étaient ainsi envoyés : "j'aime parler français", "Le français, je le parle par coeur", "Restez calme et parlez français".  Ceux qui les lisaient voulaient savoir ce qui était écrit. On a commencé à leur expliquer  et à traduire en arménien.

          Pour nous, c'était un jour très intéressant. La rue de Valence prenait des airs de fête, elle était pleine de charme  avec ces messages et  la musique française.

          Nous espérons que tout était bien et que cela a plu à notre public.

 

                      Sona ENGIBARYAN

5 mai 2017 La fête de la francophonie à Idjevan
5 mai 2017 La fête de la francophonie à Idjevan


 

Le printemps à Paris!

C'est avec beaucoup d'enthousiasme que les jeunes collègien(ne)s francophones de l'école n°1 à idjevan ont exercé leur talent lors d'un spectacle intitulé "Le printemps à Paris" conçu et dirigé par leur dévouée professeure de français, Hayarpi Tsutsulyan.

Agés de 9 à 14 ans, ces artistes en herbe ont chanté "Sous le ciel de Paris" et ont mimé "Les fées" de Charles Perrault, dans le cadre des journées de la francophonie en Arménie, le 5 mai 2017.

Que de photos et  d'applaudissements des parents très émus par les performances de leurs enfants!

Message de Serine Matinyan, janvier 2017
Message de Serine Matinyan,  janvier 2017


J'ai pensé longtemps à ce  que je devais transmettre par un seul texte écrit selon mon choix. À l'instant les différents proverbes français me venaient à l'idée, mais le seul qui m'a excité c'était "Le sage se contente de ce qu'il a" .La question s'est posée "Suis-je sage", "Est-ce que je me contente facilement de ce que j'ai ou je pense encore aux choses perdues, que je n'ai plus mais les autres les ont. Quelque chose s'est changée en moi. J'ai eu honte, parce que j'ai été sincère avec moi-même. C'était avec une grande tristesse que j'ai compris que parfois je me tenais comme une stupide, une avare qui sait se plaindre mais pas se contenter, qui sait remarquer les défauts, les soucis de la vie et pas apprécier les privilèges, les avantages.

          Je suis celle qui a une mère mais pas de père, qui a une sœur mais pas de frère, je connais ceux (et parfois je suis jalouse d'eux) qui ont tous les deux et j'oublie assez souvent qu'il y a ceux : les orphelins, ceux qui sont seuls, ceux qui ont soif, qui ont faim, ceux qui sont aveugles, malades, ceux qui n'ont pas de possibilité d'être éduqué, de regarder la vie à travers les lunettes roses...

           Mon Dieu, merci ce que j'ai, c'est ta grâce, c'est ta pitié, ce que je n'ai pas....ça me permet d'avoir un monde irréel, un monde des merveilles qui n'est pas disponible à tous, où je suis seule avec mon Petit Prince venu d'astéroïde B 612. Avec le temps j'apprends à apprécier, à respecter la vie, le temps, à découvrir le secret du bonheur qui ne pas consiste pas à rechercher toujours plus mais à développer la capacité d'apprécier avec le moins.

          Maintenant, j'apprécie ma ville. Je n'habite pas une ville aussi immense aussi gagnante que la ville de mon rêve, Paris, mais cela ne veut pas dire que je ne pouvais pas être née dans un village frontalier où en dormant on a peur de ne pas se réveiller. J'aime ma ville de plus en plus. Elle est accueillante, calme, une ville où les curiosités ne sont pas nombreuses mais sont attirantes. Marcher à travers la ville sous la neige, sous la pluie, sous le soleil, la ville garde son charme, sa beauté du paysage, sa nature.

          Encore une question se pose : "Serais-je capable de vivre ailleurs, me réveiller et ne pas voir Aghstev (le fleuve qui traverse Idjévan ) à qui je parle parfois le matin chemin faisant vers l'université ?"

          L'université...là j'ai appris à apprendre, j'ai vu les professeurs qui sont compétents , chaleureux, sages , à qui je voudrais me ressembler. À l'université j'aime le plus les recréations, les pauses, pas parce que l'on est libre, on peut aller à la cantine, mais parce qu'il y a les professeurs (ce sont mes préférés ) qui restent, qui nous parlent, qui nous donnent des conseils "les cours de la vie" comme ils disent.. Comme ils disent , oh, "Comme ils disent " d'Aznavour , parfois on  écoute ensemble de la musique , on a la possibilité de connaître leurs goûts.

          Là, j'ai compris qu'il n'y avait jamais des professeurs mauvais , mais il y avait des étudiants fainéants, parce que ceux qui veulent apprendre cherchent des possibilités , ceux qui n'en ont pas d'envie cherchent des causes. De plus ce ne sont pas des années d'université qui te gardent comme étudiant mais comme Jean Claude Carrière dit dans l'œuvre "N'espérez pas vous débarasser des livres " on doit être étudiant durant toute notre vie... Bien que les années d'université soient les meilleures: on organise des excursions, on fête ensemble l'anniversaire de chacune d'entre nous, on prévoit  de sécher les cours , mais on ne fait jamais. Avec les souvenirs ineffaçables, on est une grande famille , dont les membres se sentent comme des parents au Centre francophonie. Moi, j'ai aimé toujours les visites au Centre, j'y suis allé avec le plus grand plaisir et j'attends avec impatience que les cours y reprennent.

          J'aimais ce cours le plus avec Julien, cet homme gentil et intelligent maîtrisant l'art d'apprendre , de parler , de communiquer entre les gens. Une fois je l'ai invité chez moi. D'abord on a marché dans le parc de sculpture. Je ne pourrai jamais oublier comment il obsérvait comme pour la première fois toutes les sculptures en me posant des questions. Un jour conversation faite je lui avais dit: " Il n'y a pas beaucoup de choses à voir à Idjévan " . Alors il s'est rappelé en me disant " Tiens , tant de choses tu as à voir..." Je me souviens aujourd'hui de ses paroles, de cette journée qui me manque déjà.

          De quelque manière que commencent les journées elles finissent en famile en discutant avec ma mère des événements importants du jour.

          Ainsi un verre de thé, un chapitre de la Bible et une prière mettent le point à ma journée et aujourd'hui à mon écriture.

 

 

Sériné Matinyan

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