5 mai 2017 La fête de la francophonie à Idjevan
5 mai 2017 La fête de la francophonie à Idjevan


 

Le printemps à Paris!

C'est avec beaucoup d'enthousiasme que les jeunes collègien(ne)s francophones de l'école n°1 à idjevan ont exercé leur talent lors d'un spectacle intitulé "Le printemps à Paris" conçu et dirigé par leur dévouée professeure de français, Hayarpi Tsutsulyan.

Agés de 9 à 14 ans, ces artistes en herbe ont chanté "Sous le ciel de Paris" et ont mimé "Les fées" de Charles Perrault, dans le cadre des journées de la francophonie en Arménie, le 5 mai 2017.

Que de photos et  d'applaudissements des parents très émus par les performances de leurs enfants!

Message de Serine Matinyan, janvier 2017
Message de Serine Matinyan,  janvier 2017


J'ai pensé longtemps à ce  que je devais transmettre par un seul texte écrit selon mon choix. À l'instant les différents proverbes français me venaient à l'idée, mais le seul qui m'a excité c'était "Le sage se contente de ce qu'il a" .La question s'est posée "Suis-je sage", "Est-ce que je me contente facilement de ce que j'ai ou je pense encore aux choses perdues, que je n'ai plus mais les autres les ont. Quelque chose s'est changée en moi. J'ai eu honte, parce que j'ai été sincère avec moi-même. C'était avec une grande tristesse que j'ai compris que parfois je me tenais comme une stupide, une avare qui sait se plaindre mais pas se contenter, qui sait remarquer les défauts, les soucis de la vie et pas apprécier les privilèges, les avantages.

          Je suis celle qui a une mère mais pas de père, qui a une sœur mais pas de frère, je connais ceux (et parfois je suis jalouse d'eux) qui ont tous les deux et j'oublie assez souvent qu'il y a ceux : les orphelins, ceux qui sont seuls, ceux qui ont soif, qui ont faim, ceux qui sont aveugles, malades, ceux qui n'ont pas de possibilité d'être éduqué, de regarder la vie à travers les lunettes roses...

           Mon Dieu, merci ce que j'ai, c'est ta grâce, c'est ta pitié, ce que je n'ai pas....ça me permet d'avoir un monde irréel, un monde des merveilles qui n'est pas disponible à tous, où je suis seule avec mon Petit Prince venu d'astéroïde B 612. Avec le temps j'apprends à apprécier, à respecter la vie, le temps, à découvrir le secret du bonheur qui ne pas consiste pas à rechercher toujours plus mais à développer la capacité d'apprécier avec le moins.

          Maintenant, j'apprécie ma ville. Je n'habite pas une ville aussi immense aussi gagnante que la ville de mon rêve, Paris, mais cela ne veut pas dire que je ne pouvais pas être née dans un village frontalier où en dormant on a peur de ne pas se réveiller. J'aime ma ville de plus en plus. Elle est accueillante, calme, une ville où les curiosités ne sont pas nombreuses mais sont attirantes. Marcher à travers la ville sous la neige, sous la pluie, sous le soleil, la ville garde son charme, sa beauté du paysage, sa nature.

          Encore une question se pose : "Serais-je capable de vivre ailleurs, me réveiller et ne pas voir Aghstev (le fleuve qui traverse Idjévan ) à qui je parle parfois le matin chemin faisant vers l'université ?"

          L'université...là j'ai appris à apprendre, j'ai vu les professeurs qui sont compétents , chaleureux, sages , à qui je voudrais me ressembler. À l'université j'aime le plus les recréations, les pauses, pas parce que l'on est libre, on peut aller à la cantine, mais parce qu'il y a les professeurs (ce sont mes préférés ) qui restent, qui nous parlent, qui nous donnent des conseils "les cours de la vie" comme ils disent.. Comme ils disent , oh, "Comme ils disent " d'Aznavour , parfois on  écoute ensemble de la musique , on a la possibilité de connaître leurs goûts.

          Là, j'ai compris qu'il n'y avait jamais des professeurs mauvais , mais il y avait des étudiants fainéants, parce que ceux qui veulent apprendre cherchent des possibilités , ceux qui n'en ont pas d'envie cherchent des causes. De plus ce ne sont pas des années d'université qui te gardent comme étudiant mais comme Jean Claude Carrière dit dans l'œuvre "N'espérez pas vous débarasser des livres " on doit être étudiant durant toute notre vie... Bien que les années d'université soient les meilleures: on organise des excursions, on fête ensemble l'anniversaire de chacune d'entre nous, on prévoit  de sécher les cours , mais on ne fait jamais. Avec les souvenirs ineffaçables, on est une grande famille , dont les membres se sentent comme des parents au Centre francophonie. Moi, j'ai aimé toujours les visites au Centre, j'y suis allé avec le plus grand plaisir et j'attends avec impatience que les cours y reprennent.

          J'aimais ce cours le plus avec Julien, cet homme gentil et intelligent maîtrisant l'art d'apprendre , de parler , de communiquer entre les gens. Une fois je l'ai invité chez moi. D'abord on a marché dans le parc de sculpture. Je ne pourrai jamais oublier comment il obsérvait comme pour la première fois toutes les sculptures en me posant des questions. Un jour conversation faite je lui avais dit: " Il n'y a pas beaucoup de choses à voir à Idjévan " . Alors il s'est rappelé en me disant " Tiens , tant de choses tu as à voir..." Je me souviens aujourd'hui de ses paroles, de cette journée qui me manque déjà.

          De quelque manière que commencent les journées elles finissent en famile en discutant avec ma mère des événements importants du jour.

          Ainsi un verre de thé, un chapitre de la Bible et une prière mettent le point à ma journée et aujourd'hui à mon écriture.

 

 

Sériné Matinyan

DECEMBRE 2015 - La France au coeur : parcours idjevanais
DECEMBRE 2015 - La France au coeur : parcours idjevanais


 

            Arrivé à mi-parcours de ce service volontaire en Arménie, je peux dire qu'Idjevan occupe une place importante dans mon projet, tant les journées dans le Tavoush sont enrichissantes et diversifiées. Voici un petit aperçu des activités qui ont lieu dans ce chef-lieu francophile, jumelé avec la ville de Valence :

 

Une  école pilote, l'école n°1 d'Idjevan : une tradition scolaire de la francophilie

En arrivant d'Erevan, je me rends tout d'abord dans une des écoles d'Idjevan, qui enseigne le français, l'école n° 1. Je passe désormais chaque semaine trois quarts d'heure avec les élèves de 9ème année, âgés pour la plupart de 14 ou 15 ans. Il y a une quinzaine d'élèves, d'un niveau inégal. Un groupe de quelques filles, surtout, est assez actif. En accord avec leur professeur de français, Hayarpi Tsutsutlyan,  nous choisissons un thème. L'objectif de mon intervention est avant tout d'apporter une touche “interactive” et peut-être un peu plus proche des intérêts quotidiens des élèves. Ainsi, avons-nous fait des leçons sur les courses au marché, sur les viennoiseries françaises et la recette du pain au chocolat, sur les monuments de Paris ; une leçon spéciale sur les attentats de Paris, en essayant de comprendre en quoi ceux-ci se sont attaqués aux valeurs de la France ; récemment, nous avons abordé les thèmes l'écologie - COP21 oblige - et de la chanson française. Pour ce dernier travail, nous avons diffusé quatre morceaux : Comment te dire adieu de François Hardy, En relisant ta lettre, de Serge Gainsbourg, et Sous le ciel de Paris, interprété par Edith Piaf. J'ai trouvé judicieux de proposer la chanson de Gainsbourg, car elle est pleine d'ironie, adaptée au cadre scolaire, et traite de l'orthographe. J'ai distribué les paroles, et expliqué le vocabulaire ; les élèves devront présenter ce qu'ils ont compris en me remettant un devoir.

L'excellence francophone en région : l'université d'Idjevan, pépinière de futurs enseignants? 

Après ce cours à l'école, je me rends à l'université toute proche, où je rencontre des étudiantes de la section de français. Je suis très agréablement surpris par leur sérieux et leur niveau. Nous nous réunissons soit dans une salle de cours, soit dans la bibliothèque – où nous sommes toujours très bien accueillis par le personnel –, soit au centre francophone. Dernièrement, j'ai travaillé avec des étudiantes de 3ème et de 4ème année sur le compte-rendu d'une excursion qu'elles ont faite en octobre, grâce au soutien de l'association Amitié et échanges franco-arméniens. Mais nous avons également étudié les expressions françaises, parlé des atouts et des points faibles de l'Arménie, ainsi que des attentats de Paris, entre autres. J'ai aussi rencontré les étudiantes de 1ère, 2ème et 4ème année pour faire une liste avec de courtes descriptions de leurs parcours et de leurs motivations, pour l'association AEFA, qui pourra ainsi disposer d'un document de base, pour l'attribution des bourses. Aujourd'hui, le 7 décembre, j'ai organisé un module sur la méthodologie du compte-rendu avec les deuxièmes années, afin qu'elles puissent relater de manière analytique et synthétique leurs expériences dans les écoles de la région.

 

Pour le plaisir d'apprendre, un atelier de la francophonie particulièrement dynamique!

Après ces séances à l'université, je me rends au centre francophone Angela Vanessian, situé dans la galerie d'art, à quelques pas du parc municipal. C'est toujours un plaisir de travailler avec des enfants qui viennent ici pendant leur temps libre, pour améliorer leur français par des activités éducatives à caractère ludique (travail sur les couleurs, les nombres, le vocabulaire thématique, l'expression orale, l'écriture, etc). S'il y a quelques figures que je revois chaque lundi, nous avons la chance d'avoir un nombre accru de participants depuis quelques semaines, en raison de la préparation des fêtes de fin d'année. Voici notre programme : nous allons réciter des poèmes liés à Noël, chanter Vive le vent, et créer un calendrier de l'Avent, où chaque enfant prendra un chocolat, qu'il donnera à un camarade en exprimant ses voeux. Si je dis “nous”, c'est qu'il y a des étudiantes dévouées et enthousiastes, qui se relaient le lundi et le jeudi pour animer le centre. Dernièrement, plusieurs étudiantes sont venues en tant que “stagiaire”, pour comprendre comment se déroulait une séance. On sent de toute part l'enthousiame pour la préparation des festivités. C'est en éveillant les petits francophones d'aujourd'hui, que l'on formera de futurs étudiants motivés dans quelques années, qui pourront, je l'espère, à leur tour animer ce centre !

 

Une tradition renouvelée

Pour finir agréablement la journée, comme il me reste un peu de temps avant de prendre le dernier bus, j'aide une étudiante de la section anglophone de l'université, qui souhaite améliorer son français car elle apprécie particulièrement la France, et parce qu'elle s'oriente vers les carrières internationales, où le français reste souvent une des langues officielles. 

Voilà quelques nouvelles d'Idjevan... Je voudrais remercier chaleureusement l'association AEFA qui me permet de réaliser ce travail, et les étudiantes qui m'aident à organiser les séances, à trouver une salle, à réunir leurs camarades, etc. Je peux dire que la France est ici très appréciée, et que je le ressens personnellement dans mes rapports avec les Idjevanais, et notamment les étudiantes, les élèves et les professeurs. Ces gens méritent vraiment qu'on leur dise “merci” pour ce qu'ils font pour la France. Aujourd'hui, Mme Mardanian, qui dirige la chaire de français de l'université, a évoqué avec beaucoup de sincèrité son “patriotisme linguistique”, la tradition familiale qui lui a donné cet attachement envers le français, et son désir de voir ses étudiantes poursuivre ce long et beau travail de transmission.

 

Julien Lecouturier

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