Le coronavirus selon Neli
Le coronavirus selon Neli


 

                                                                                              Atchadour, le  06.04.2020

   J'habite un village, Atchadour, situé au Nord d’idjevan dans le Tavoush où j'ai eu la chance d'étudier le français. Très connu pour son hôpital, ce village dispose aussi d'une école maternelle et d'un établissement à la fois primaire et secondaire. La vie  y était très active, mais le coronavirus a changé tous nos projets. Nous avons perdu la liberté. Nous sommes comme prisonniers.​ Notre maire a demandé à ses travailleurs de désinfecter le village. Tous les bureaux sont fermés. 

Notre planète est en danger. Il est difficile de vivre,​ de respirer, de marcher et de rencontrer quelqu'un. Nous devons nous asseoir à la maison et ne pas sortir. Mes amis, mes parents me manquent beaucoup. Comme je suis une fille active, je ne peux pas rester à la maison. Je veux aller à l'université, participer aux cours,​ aux différentes manifestations. Mais malheureusement je ne peux pas faire ça,  parce que je comprends qu'en restant en plein confinement, j'aide mes parents, mes amis, mes proches, mon pays. 

  De jour en jour le nombre de cas de coronavirus augmente. La situation est catastrophique surtout aux États-Unis, en Italie, en Espagne,​ en Allemagne et en France. Le nombre de personnes infectées dans le monde entier est 1.039.166. On nous a donné cette information le 3 avril.

   Quant à l'Arménie,​ là,​ le 5 avril il y avait 822 cas de coronavirus.​ Les écoles maternelles, les écoles, les collèges, les lycées et les universités sont fermés. Personne ne sort de la maison. Si quelqu'un a besoin de sortir, il doit avoir son passeport et un permis de sortir. Sinon il doit payer une amende. Le premier cas en Arménie a été enregistré le premier mars. Jusqu'à cette date, il n'y avait pas de cas de coronavirus dans notre région. Mais il y a quelques jours on a annoncé qu'il y a​vait 3 cas dans le Tavoush.​

  Heureusement, il n'y a pas de cas à Atchadour. A cause de coronavirus, la vie est très passive dans notre village.​ Le maire de notre village a entrepris les mesures pour que les habitants soient en bonne santé. Notre gouvernement fait tout pour que le nombre de cas et de mortalité n'augmente plus. Notre pays manque de médecins et d'infirmiers. Si j'étais infirmière ou médecin, je les aiderais. Mais maintenant je ne peux que rester à la maison et continuer mes études en télétravail.

Je veux espérer qu'un jour tout ira bien et  que nous reprendrons notre vie habituelle. Si vous avez en projet d'aller en Arménie, venez jusqu'à Atchadour. Les habitants y sont hospitaliers Nous avons à proximité du village le monastère de Makaravank qui est très célèbre. Construit au 12ème siècle, il a une histoire intéressante que je pourrais vous raconter.

   

Neli Gasparian, étudiante de première année

Antenne d’Idjevan de l’université d’État d'Erevan

 

Le coronavirus selon Alla
Le coronavirus selon Alla


 

Idjevan  le 20.04.2020

 

Vous rappelez-vous de 2019? Nous étions heureux et nous n'en avions pas conscience. 2020 a apporté le virus et il y a maintenent un état d' urgence partout dans le monde. Les gens paniquent car le virus s'est propagé presque partout . Il existe des pays de premier plan où le nombre de personnes infectées est en constante augmentation.

 

J'habite la jolie ville Idjevan, d'environ 20 000 habitants et, notre maire a pris des dispositions pour nous protéger de la pandémie. Heureusement, il n'y a aucun cas dans notre ville, mais il y en a eu dans notre région. La police surveille tout le monde. Si quelqu'un ne respecte pas les règles, il doit payer une amende. Il est permis de sortir de la maison uniquement pour une bonne raison, par exemple pour acheter la nourriture .

 

Il y a actuellement un état d'urgence en Arménie, mais heureusement les gens tentent de vaincre ce virus. Le nombre de morts n' est pas élevé par rapport à d'autres pays où le nombre de décès augmente de jour en jour. Jusqu' à présent, seules les personnes âgées sont mortes de ce virus, mais elles avaient également d' autres maladies. Les médecins travaillent jour et nuit pour traiter les patients aussi vite que possible. Toutes les personnes isolées sont très bien soignées. On leur donne une nourriture délicieuse et on surveille leur santé.

 

Les gens suivent rigoureusement les règles et chaque instruction donnée par le président. Les élèves et les étudiants apprennent en ligne comme dans de nombreux pays. Il semble que les gens aient accepté la quarantaine et nous devons réaliser qu' en restant à la maison nous empêchons la propagation du virus.

 

Pendant cette quarantaine, j' étais à la maison et j'ai passé tout mon temps avec ma famille. J'ai commencé à apprécier davantage ces moments privilégiés. J'ai compris qu'il n'y a rien de plus précieux dans ce monde que la famille . Avant cette mise en quarantaine nous semblions tous occupés et n'avions pas assez de temps pour le passer avec nos proches.

Ce virus aura des conséquences positives et négatives . La conséquence négative est qu'un grand nombre de personnes décéderont. Il y a une crise dans tous les pays; l' économie s' est arrêtée. Je pense qu'il y aura aussi des conséquences plus positives. Tout d'abord, les personnes qui restent à la maison apprécient davantage leur famille , elles lisent plus de livres, elles améliorent leur éducation et leur formation . La nature, les rivières, les forêts, loin des humains, ne sont plus polluées, les animaux retrouvent plus de liberté.

Notre vie a changé et nous avons dû renoncer à notre liberté. Mais cet état est éphépère. Nous aurons encore la possibilité de rencontrer nos amis, de les embrasser, de dire bonjour à n'importe qui, de passer des heures au café ou tout simplement de se promener dans les rues de notre petite ville. Il faut être optimiste et ne pas être triste.


 

 Alla Ohanian

L' antenne d' Idjevan de l' université d' Etat d' Erevan

Etudiante de première année

 

Le Coronavirus selon Varsik
Le Coronavirus selon Varsik


 

Atchadour, le 11.04.2020

 

 

            J'habite le village d'Atchadour, dans le Tavoush qui comme le reste du monde est touché par le coronavirus. Nous sommes dans une période où vivre est très difficile et il faut être très responsable, pas seulement pour nous mais aussi pour le monde. Nous tâchons de faire tout pour nous délivrer de cette crise. Le monde lutte contre un virus dangereux qui ôte beaucoup de vies.

 

            Quant à moi, je ne sors pas de la maison autant que possible. Je suis mes cours par internet. En cas de sortie, j'observe toutes les règles de  sécurité. Je mets un masque, des gants médicaux et je prends bien sûr avec moi de l'alcogel, pour désinfecter mes mains périodiquement. En effet, les régles, en raison de la situation extraordinaire, sont de sortir de la maison avec des masques, des gants, remplir le feuillet du déplacement.  En cas de symptômes, il faut s’adresser immédiatement à un docteur. Maintenant c’est la période la plus difficile pour les médecins. Nous tâchons faire tout ce qui est  nécessaire pour ne pas compliquer leur travail. Les médecins sont restés pour travailler au nom de nous tous, nous restons chez nous par respect pour eux...

 

            Dans notre pays, on a déclaré la situation extraordinaire. Tous les magasins sont fermés ainsi que les centres de loisirs, les établissement d’enseignement et aussi plusieurs institutions. Seuls, les magasins  d'alimentation restent ouverts. Dans notre village aussi se déroule le confinement. Les magasins d'alimentation fonctionnent seulement mais ils sont presque vides. Dès le premier jour du confinement, les gens les ont vidés. 

 

            A vrai dire, le virus a un côté positif. Il nous a appris être plus responsable, passer beaucoup de temps à être propres, sentir le danger de perdre la vie. Il nous a appris à apprécier même les plus petits objets qui nous entourent. Nous rêvons maintenant de notre vie quotidienne.  Je crois qu'à l’avenir les gens changeront, feront attention à leur santé. C’est vrai, ce sera une crise économique pour le monde, mais j’espère que la situation sanitaire va s'améliorer  et que l'on reviendra à une période plus sereine.

 

Varsik Isakhanyan,                                                        

étudiante de troisième année

 

 

 

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